l'INDE : UN PAYS TOUT EN CONTRASTE - la famille et l'éducation -

Les grandes richesses

du monde

côtoient la grande pauvreté

 la plus grande démocratie du monde confrontée au poids des traditions

 ATTENTION : simples réflexions que je m’autorise après un court voyage dans une infime partie de l’Inde et quelques lectures. L’Inde est certainement beaucoup plus complexe que ce qu’à pu en percevoir une Européenne en quelques jours,

Nous le savons tous, 17,5% de la population mondiale est indienne, c'est le deuxième pays le plus peuplé après la Chine, et bientôt le premier.

Avec une population de 1,3 milliards d'habitants, dont 50% de moins de 25 ans, qu'ils soient richissimes (plus de millionnaires qu’aux Etats Unis) ou d'une extrême pauvreté (35% de la population en dessous du seuil de pauvreté, soit plus de 450 millions) ils se côtoient dans une certaine soumission, à leur appartenance religieuse conjuguée aux castes  si ce n'est pour faire l'aumône... afin d'améliorer chacun son carma 

(2 000 ethnies, 4 familles de langues, 22 langues répertoriées, une multitude de divinités et de concepts religieux, 4 grandes castes et des sous castes)

La minorité musulmane (plus de 145 millions) est fortement marginalisée, discriminée, insupportée par les Hindous, plus encore que les "intouchables"

LES FAMILLES doivent conjuguer ces différents paramètre notamment pour les mariages, qui ne se mélangent pas, car "les mariages arrangés" sont les seuls qui n'excluent pas de la société les époux mais aussi toutes leur famille. Certes il y a des évolutions "le mariage arrangé amoureux" ou les jeunes se "choisissent" est maintenant courant, mais ce sont les familles qui décident toujours en fonction de tous les éléments. Il faut rentrer dans la bonne case.

La jeune femme, quelque soit le milieu social, va systématiquement habiter chez les parents du garçon, et leur doit "allégeance"

L'ECOLE est "obligatoire" jusqu'à 14 ans mais il y a encore actuellement 61% d'analphabètes dont 76% de filles et 54 % de garçons. L'école publique gratuite existe... pour tous...mais dans certaines familles, aucune "bouche ne peut être inutile", et aucun moyen contraignant n'est en place... de toute façon l'Etat "n'a pas les moyens suffisants pour cette priorité la"…

Le système scolaire est ambigu : les programmes semblent uniformisés, mais l'école publique manque complètement de moyens (matériel, fournitures de base), et le nombre d'enfants par classe n'est pas limité.

Des ONG essaient d'accueillir autrement les enfants "défavorisés" qui ne recevraient aucune éducation, mais ce ne sont que des expériences très ponctuelles.

Par contre on trouve des écoles privées payantes financées par le secteur associatif, confessionnel,  mais plus encore financées par des sociétés ou des entreprises et des businessmen qui en font leur fond de commerce,  et là les prix sont... à la hauteur des fortunes des parents

Les plus favorisés rentreront peut être à l'université... même si l'Etat a instauré des quotas, notamment pour les "intouchables", la loi n’a pas , sauf rares exceptions, les moyens d’être appliquée

L’aboutissement sur un emploi ne dépend pas  des diplômes acquis même brillamment, le croisement de la croyance religieuse et du réseau de la caste sont les seuls vrais atouts pour un jeune indien

                                                                                                       18/02/2018

                    1ère partie

2ème partie portera sur : En Inde, les filles « manquent à l’appel »

« Élever des filles, c’est arroser le jardin du voisin » PORVERBE INDIEN

 

Une classe de l'école publique. un uniforme pour tous.... mais peu, très peu de moyen pour fonctionner